Origine et chronologie des crypto monnaies

Le concept de « cryptomonnaie » a vu le jour en 1989 avec l’entreprise DigiCash dont l’objectif était de créer les premières formes de paiement électronique.

A l’époque, le concept de virtualité et de transfert numérique n’était pas encore assez intégré dans les mœurs et mentalités, si bien que DigiCash a déposé son bilan en 1998. Les débuts sont plutôt difficiles.

Il a fallu attendre 2009 et la solide implémentation d’Internet pour voir émerger la première cryptomonnaie basée sur la preuve de travail (Proof Of Work), à la suite du krach financier de 2008, conséquence de la crise des subprimes de 2006-2007.

L’émergence des cryptomonnaies est due à un ensemble de facteurs combinés.

En 2008, la crise des subprimes est une crise liée à l’éclatement de la bulle immobilière, de l’augmentation des matières premières et de l’inflation galopante des années 2000.

Le déclencheur du krach de 2008 a été la faillite de la banque Lehman Brothers précédée de la crise immobilière. Les Banques ayant autorisées avec laxisme et massivement des taux d’intérêt a des foyers n’ayant pas les moyens de rembourser leurs crédits, elles se sont retrouvées écrasées par un nombre grandissant de crédits impayés. Il s’en est suivi un manque de liquidités au sein des banques. Les personnes ne pouvant plus retirer leur argent, un mouvement de panique sans précédent a ébranlé les Etats Unis et s’est répandu à travers le monde.

Les banques ont alors perdu la confiance des citoyens ainsi que leur statut d’entreprises bienveillantes.

C’est dans ce contexte que Satoshi Nakamoto (nom choisi par le créateur qui veut conserver son anonymat) a créé en 2009 le premier système économique numérique et décentralisé de l’histoire : La cryptomonnaie Bitcoin.

Source: lefigaro.fr

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/01/26/20002-20180126ARTFIG00279-eric-chavey-le-bitcoin-est-un-enfant-de-la-crise-de-2008.php

1) Le Bitcoin et la Blockchain (2009)

Le Bitcoin est beaucoup plus qu’une monnaie numérique, contrairement à ce qu’affirme Christine Lagarde la présidente de la BCE. C’est une révolution qui représentera le fer de lance du Web 3.0 et ébranlera les institutions économiques du 21ème siècle.

Sa technologie, la Blockchain, est une invention récente qui révolutionne déjà, en 2022, plusieurs aspects du monde numérique et du monde réel.

Avant d’aller plus loin, il est impératif de connaître la Blockchain car absolument tous les aspects des cryptomonnaies, dont le Bitcoin, découlent de cette technologie.

Imaginez un livre de compte au niveau mondial. Imaginez que tous les citoyens de ce monde puissent écrire dans ce livre de compte leurs transactions financières. Inscrites à l’encre indélébile, il est impossible d’effacer ces transactions. Vous vous retrouvez alors avec un système ultra transparent, infalsifiable et digne d’une confiance absolue puisque tout le monde peut voir les transactions de tout le monde.

C’est ça la blockchain : une base de données possédée par l’ensemble de ses utilisateurs et non par un seul qui pourrait dominer ou fourvoyer les autres.

Vous l’avez compris, si vous appliquez la Blockchain à une cryptomonnaie, vous n’aurez plus besoin d’intermédiaire puisque l’ensemble sera autonome et décentralisé. Ainsi, pour la première fois de l’histoire, un système économique est dans la capacité de se passer naturellement des Banques.

Pour en revenir à la Blockchain et à son fonctionnement dans le bitcoin, il faut comprendre que ce dernier est un réseau géant composé de 21 millions de bitcoins qui seront à terme répartis en une multitude de portefeuilles/utilisateurs.

Le créateur du bitcoin a fait en sorte que seuls 21 millions de bitcoins puissent être mis en circulation. Et il n’y en aura pas un de plus. Pour l’instant, sur les 21 millions, 18 millions ont déjà été minés, c’est à dire découverts et mis en circulation par l’intermédiaire des mineurs.

Comme toute monnaie, le nerf du BTC est l’échange, car sans échange, une monnaie meurt. Les transactions représentent ces échanges, on les appelle au quotidien des achats/ventes de BTC entre différentes adresses.

Une adresse sur la blockchain est une suite de 34 caractères alphanumériques :

Exemple : 1A1zP1eP5QGefi2DMPTfTL5SLmv7DivfNa.

Lorsqu’une transaction a lieu sur la Blockchain, un processus défini au préalable par les algorithmes de la Blockchain se déroule.

Par exemple, si je possède 1 bitcoin et que je souhaite le vendre, et bien le système va analyser ma transaction de vente, la rassembler avec d’autres transactions (d’autres personnes qui veulent aussi vendre leurs bitcoins) et former un bloc de transaction. Ce bloc sera ensuite analysé, horodaté et validé par les algorithmes et le bloc sera par la suite ajouté à la chaine des blocs, d’où le terme de blockchain.

Ce qui est impressionnant avec la Blockchain c’est qu’aucune information n’est perdue, aujourd’hui, vous pouvez retrouver n’importe quelle transaction faite sur le bitcoin depuis la mise en route du réseau Bitcoin, c’est à dire depuis 2009.

Donc si quelqu’un essaye de déformer l’information en affirmant qu’il a vendu tel bitcoin à telle date pour essayer de vous arnaquer et bien sachez que cela est impossible car tout le monde aura la preuve que ce n’est pas le cas en lisant la Blockchain.

Donc personne n’essaiera de vous arnaquer, ce qui ramène au principe de confiance de façon autonome et décentralisée.

Ainsi, le Bitcoin est beaucoup plus qu’une monnaie ou même une technologie, c’est un système économique autonome.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bitcoin

Le Bitcoin est incontrôlable et supprime la mainmise de quiconque sur l’ensemble, du moins techniquement. Les puissances pourraient être tentées de détruire, brider, règlementer ou contrôler cette technologie.

Afin de mettre en circulation les 21 millions de Bitcoin à terme, Satoshi Nakamoto a mis en place le protocole Proof of Work (PoW). Ce protocole consiste, à travers la puissance de calculs d’ordinateurs de miner virtuellement des tokens bitcoins afin de les mettre en circulation. Les propriétaires de ces machines sont appelés des mineurs. Le processus de recherche de tokens bitcoin est le minage.

Les mineurs sont donc des personnes qui mettent à disposition leurs machines et leurs puissances de calculs pour faire tourner l’algorithme de Satoshi et ainsi piocher numériquement des bitcoins dans la « cagnotte » des 21 millions de bitcoins. Une fois découverts, les mineurs peuvent soit garder les bitcoins dans des objectifs de spéculation des prix ou les revendre directement sur le marché.

En plus d’occuper ce rôle essentiel de découverte des bitcoins, les mineurs assurent également le bon déroulement des transactions au sein du réseau Bitcoin. Ils vont vérifier et valider les transactions en touchant une commission au passage pour les récompenser de leur travail. De là vient la dénomination de système de Proof Of Work (preuve de travail). Sur chaque transaction, un utilisateur qui veut acheter ou vendre des bitcoins va donc payer ce que l’on appelle des frais de gas, c’est-à-dire des frais liés à l’énergie que va dépenser la blockchain pour opérer la transaction. Les mineurs toucheront une partie de ces frais.

A noter qu’il est possible de régler la vitesse de la transaction. Si vous voulez que votre transaction se déroule rapidement, vous devrez augmenter vos frais de gas, inversement si vous n’êtes pas pressé vous aurez la possibilité de diminuer ces frais afin de faire des économies.

La Blockchain du Bitcoin est très décentralisée et sécurisée. Mais peu scalable. En effet, grâce au consensus de Proof of Work, le réseau est sécurisé par la multitude de mineurs.  Il faut savoir qu’une transaction sur le réseau Bitcoin doit systématiquement être validée par l’ensemble des mineurs présents sur le réseau. Ainsi, pour pirater la Blockchain Bitcoin, il faudrait pirater pas moins de la moitié des ordinateurs de mineurs, ce qui représenterait des centaines de milliers voir millions d’ordinateurs à pirater en même temps. A cette échelle, les moyens nécessaires au piratage seraient plus onéreux que la récompense. Seuls les gouvernements pourraient être capables de cet exploit et encore, on peut se poser la question.

De même pour la décentralisation, les transactions étant validées par l’ensemble des mineurs, ce sont eux qui détiennent le réseau et non une poignée d’autorités.

La décentralisation et la sécurité sont établies au détriment de la scalabilité. Avant tout sachez qu’un bloc de transaction sur la Blockchain Bitcoin est généré toutes les 10 minutes. Dans ces conditions le Bitcoin peut traiter jusqu’à 7 transactions par seconde au maximum. Le problème, c’est qu’avec sa popularité croissante, son utilisation en a fait de même. Et plus il y a d’utilisateurs et plus il faudra du temps au réseau Bitcoin pour valider les transactions. Les transactions étant plus longues à traiter, les frais augmentent et ainsi de suite. C’est pour cela qu’il est évident que le Bitcoin sous sa forme d’origine ne peut pas représenter, pour le moment, une alternative à des moyens de paiements comme Visa ou Paypal.

https://www.bitpanda.com/academy/fr/lecons/le-probleme-de-scalabilite-du-reseau-bitcoin/

2) L’Ethereum et les Smart Contracts (2013)

En 2013, deux ans après la mise en circulation du Bitcoin, Vitalik Buterin a créé une cryptomonnaie – l’Ethereum et son token ETH – liée à des programmes qui s’exécutent selon certaines conditions, ce qui n’est pas le cas du Bitcoin qui ne reste qu’une cryptomonnaie.

Ces contrats intelligents (Smart Contract) ont été une véritable révolution même par rapport au Bitcoin et à l’univers de la cryptomonnaie. Ils sont à l’origine de la DEFI (finance décentralisée) et de l’essor d’applications financières comme Aave (Prêts) ou Pancakeswap (rendements et échanges).

Étant donné leurs avantages indiscutables, les contrats intelligents ont propulsé l’Ethereum au rang de cryptomonnaie numéro 2 après le Bitcoin, à tel point que si l’on nomme le Bitcoin l’or numérique, on cite l’Ethereum comme étant l’argent.

Pour visualiser ce qu’est un Smart Contract, prenons l’exemple d’un prêt effectué sur une Blockchain. Si l’on veut emprunter de l’argent, on doit forcément amener des garanties de même que dans le monde financier traditionnel. Nous connaissons tous comment cela se passe dans ce dernier, avec les Banques. Avant de nous accorder un crédit, celles-ci regardent l’état de nos comptes ainsi que nos revenus. Si elles jugent que nous pourrons rembourser les emprunts, elles accordent les crédits, mais il y a toujours un risque pour que l’emprunteur n’ait plus la capacité de rembourser ses prêts. Nous en avons eu la preuve lors de la crise des subprimes de 2008. Avec la Blockchain, ces risques disparaissent car les smart Contracts permettent d’émettre des conditions très stricts sur les prêts en cryptomonnaies. Vous déposez de l’argent, par exemple de l’ETH et vous obtenez votre prêt. Si vous ne remboursez pas votre prêt, le Smart Contract a pour consigne de prendre les ETH que vous avez déposé et ce de façon automatique.

L’Ethereum est classé numéro 2 en capitalisation boursière juste derrière le Bitcoin.

En plus de constituer comme le Bitcoin une monnaie numérique, l’Ethereum représente le déclencheur d’une démocratisation massive de la finance décentralisée. Car il a permis à une armée de développeurs et de chefs d’entreprises de créer leurs applications via la Blockchain Ethereum sans avoir à créer leur propre Blockchain.

Tout comme le Bitcoin, le consensus se base sur la preuve de travail. Le minage de l’Ethereum est identique au minage de Bitcoin. Mais à la différence du Bitcoin qui a un volume maximal de 21 millions de tokens, l’Ethereum, lui n’a pas cette limite. Chaque année, les mineurs d’Ethereum peuvent miner jusqu’à 18 millions de tokens.

Concernant le trilemne, l’Ethereum est dans le même cas de figure que le Bitcoin. Il est décentralisé, sécurisé mais pas scalable. C’est pour cette raison que les frais de gas du réseau ont totalement explosé en 2021. Initialement, le réseau pouvait seulement traiter 20 transactions par seconde, ce qui est 2 fois plus que le réseau Bitcoin mais largement insuffisant pour rattraper les 1700 transactions par secondes de Visa.

3) Les Shitcoins et Memecoins (2013)

Pour ne citer qu’un seul exemple : Le Dogecoin.

Crée en 2013 par Billy Markus et Jackson Palmer, le Dogecoin est une blague, c’est-à-dire une cryptomonnaie amusante n’ayant aucune utilité concrète autre que spéculative dans l’univers crypto.

Le symbole du Dogecoin est une tête de chien Shiba Inu.

En 2015, la capitalisation boursière du Dogecoin a atteint les 13,5 millions de dollars.

En janvier 2018, elle a atteint 2 milliards de dollars.

Enfin en 2021, elle a atteint les 85 milliards de dollars environ avec une hausse de 20000 % en un an.

Source : https://coinmarketcap.com/fr/

La hausse du Dogecoin a été dû à plusieurs facteurs :

– Un défi Tik Tok des Dogecoiners qui voulaient faire monter le prix du Dogecoin à 1 dollar.

https://journalducoin.com/actualites/un-drole-de-defi-agite-tiktok-devenir-riche-avec-la-plus-absurde-des-cryptomonnaies/

– Les tweets répétés et continus de Elon Musk, le PDG de Tesla et SpaceX et l’homme le plus riche de la Terre avec une fortune estimée à 282 milliards de dollars en ce début 2022. Le Milliardaire semble porter un intérêt tout particulier pour le Dogecoin à tel point que sa société SpaceX a annoncé une mission spatiale vers la lune entièrement financée par le Dogecoin.

https://fr.investing.com/news/cryptocurrency-news/elon-musk-fait-bondir-le-dogecoin-de-9-en-quelques-minutes-avec-un-tweet-2076726

Cette hausse spectaculaire est provoquée uniquement sous l’effet des efforts de la communauté et de personnes influentes comme le PDG de Tesla. On retrouve ici la caractéristique principale de ces shitcoins : ils peuvent atteindre des prix incroyables sans raisons réelles apparentes et redescendre tout aussi brusquement car ce sont les plus exposés aux fluctuations du marché. Certaines personnes sont devenues très riches en pariant sur ce type de cryptomonnaies, d’autres ont tout perdu ou ne sont restés riches qu’un laps de temps très court.

Le Dogecoin peut être miné tout comme le Bitcoin et l’Ethereum. Il n’a pas de limite de volumes en circulation. Son trilemne est identique au Bitcoin et à l’Ethereum. Il n’est pas scalable au point de pouvoir rivaliser avec Visa.

4) Les Metaverses et les NFTs (2015)

La grande tendance du moment et peut être l’avenir du Web 3.0 : les cryptomonnaies liées aux Metaverses et aux NFTs.

J’insiste sur le pluriel car pour le moment il n’y a pas de monopole de Metaverse. Il existe plutôt une multitude de Metaverses à l’échelle locale ou sur un domaine spécifique.

Ce qui n’est pas sans rappeler la gigantesque bulle Internet dans les années 2000 avec son armée de start up prêtes à tout pour conquérir des parts de marché. 22 ans plus tard, nous savons tous quel est le résultat : Google règne en Maître et a tout balayé sur son passage.

Premièrement, commençons par la définition d’un Metaverse.

C’est un monde virtuel ou un ensemble de mondes virtuels tous connectés à Internet. Certains sont basés sur la réalité augmentée comme les casques 3D, d’autres sont encore à l’échelle de jeux vidéo par exemple. Mais tous ont un point commun, ils sont étroitement liés aux NFTs qui sont devenus la norme dans l’univers du Metaverse crypto.

Pour vous citer les plus grands Metaverses connus à ce jour et classés par capitalisation boursière :

– Decentraland et son token le MANA.

https://coinmarketcap.com/fr/currencies/decentraland/

https://decentraland.org/

– The Sandbox et son token le SAND.

https://coinmarketcap.com/fr/currencies/the-sandbox/

https://www.sandbox.game/en/

Ces deux Metaverses sont déjà actifs. Le principe est simple. A l’aide d’avatars personnalisés, vous pouvez aller et venir dans un monde virtuel crée de toute pièce. Ce monde virtuel est en évolution constante du fait de sa communauté très active. Sur ces plateformes, il est possible de rejoindre vos amis eux aussi sous la forme d’avatars, de rencontrer de nouvelles personnes de participer à un concert de Snoop Dog avec l’avatar de ce dernier aux platines et le véritable Snoop Dog derrière son écran. Les possibilités sont infinies. De plus, une véritable guerre commerciale et immobilière est en train de faire rage sur ces plateformes.

Carrefour, le groupe immobilier New World Immobilier, Nike, Adidas, H&M ou encore Samsung ont déjà achetés des parts de ce gâteau que représente ce que l’on appelle les LAND dans le Metaverse. Les LAND sont des parcelles de terrains virtuels.

https://www.challenges.fr/entreprise/grande-conso/carrefour-investit-dans-le-metavers-en-rejoignant-l-univers-the-sandbox_798863

Obtenus pour des sommes exorbitantes, ces terrains virtuels ont des prix défiant même les prix des terrains réels. Avec l’essor des entreprises dans le Metaverse, on peut imaginer que le Web 3.0 offrira la possibilité de faire ses courses à l’aide de son avatar dans un monde toujours plus numérique et automatisé via l’intelligence artificielle.

Ce phénomène numérique de Metaverses n’aurait pas été possible sans l’invention des NFTs.

Un NFT ou Non Fungible Token est un token non fongible c’est-à-dire un token unique ou ayant une édition très limitée. Par exemple, si vous achetez un bitcoin, vous pouvez être certain que votre token bitcoin sera le même que les 21 millions d’autres tokens bitcoins qui seront disponibles sur le marché à terme. C’est ce que l’on appelle un token fongible.

En revanche, un NFT représentant une image, une vidéo ou une LAND est unique donc non fongible. On le valorise comme étant un objet numérique inscrit sur une Blockchain et donc rattaché à un propriétaire. Par ce biais on a créé un système de valeur de biens numériques et de propriétés virtuelles. C’est cette valeur numérique et cette authentification des données infalsifiables qui a permis l’essor du Metaverse et surtout des LAND.

Les NFTs affectent tous les secteurs : l’art, le sport, les jeux vidéo, le cinéma, l’immobilier, les objets de collection, le prêt à porter, les technologies, etc.

Des plateformes se sont spécialisées dans les échanges de NFTs. Les plus connus sont opensea ou rarible par exemple.

https://opensea.io/

https://rarible.com/

Pour vous donner un ordre de grandeur du succès des NFTs, sachez que sur un seul mois en 2022, la plateforme Opensea a engrangé un volume de 3,5 milliards de dollars en termes d’échanges. Un record absolu.

https://fr.beincrypto.com/marches/61086/opensea-volume-mensuel-record/

Le succès de ces plateformes repose sur leurs outils permettant à tout un chacun de créer ses propres NFTs. Des artistes peuvent prendre en photo leurs toiles et les insérer dans la Blockchain, puis les vendre par le biais de ces plateformes qui font leurs bénéfices sur le dos des commissions liées aux transactions.

En somme tout le monde est gagnant, les artistes mints et vendent leurs œuvres, les acheteurs collectent ou spéculent et les plateformes gagnent des millions.

Le seul point noir à ce tableau idyllique est le système de propriété d’une image numérique. Certaines personnes considèrent que payer pour un JPEG ou PNG est une absurdité sans nom. Peut-être n’ont-ils pas tort lorsqu’on observe des vols de NFTs, non pas sur la Blockchain qui est infalsifiable mais en dehors de l’écosystème. Car il est très facile de copier l’image d’un NFT disponible sur une plateforme comme Opensea en faisant un simple clic droit puis enregistrer image pour l’avoir sur l’écran de son ordinateur.

Ensuite, il suffit de minter, c’est-à-dire créer de nouveau cette image sur un compte différent au sein de la plateforme et vous obtenez la copie identique du NFT déjà existant et gratuitement qui plus est. Il ne vous reste plus qu’à le vendre à la place de la copie originale et ce sera le comble de l’ironie.

https://www.numerama.com/tech/807171-un-vol-de-plusieurs-nft-relance-un-debat-houleux-sur-la-decentralisation.html

Ce fléau a posé de gros problèmes à la réputation des plateformes spécialisées dans les échanges de NFTs. Pour lutter contre cette « contrefaçon », elles ont embauché une armée de techniciens prêts à supprimer chaque compte suspecté de fraude mais il est évident que ce n’est pas une solution viable sur le long terme.

Ainsi, tant que la propriété numérique d’un NFT n’est pas totale et indiscutable, l’expansion de l’univers des NFTs ne pourra pas être adoptée par tous d’un point de vue utilitaire.

Comme je vous l’ai fait remarquer, il existe plusieurs types de NFTs allant de terres virtuelles jusqu’à des œuvres d’art ou des assets de jeux vidéo.

Un projet a particulièrement attiré mon attention dans le domaine des NFTs car peut être se démarque-t-il de tous ses concurrents sur le type de NFTs proposés.

C’est le projet ECOMI et son token OMI.

https://www.ecomi.com/

Cette entreprise (ECOMI) fondée en 2018 a développé une application appelée Veve et qui propose des NFTs en 3D sous base d’AR, c’est-à-dire de réalité augmentée.

https://www.veve.me/

Ci-dessous des exemples de projets de Metaverses ou de NFTs intéressants étant donné leurs concepts :

– Sorare. Des NFTs de joueurs de football. Vous achetez des joueurs et vous formez des équipes. Les scores des joueurs sont basés sur leurs prestations réelles. Vous devenez donc un Manager et les récompenses sont aguichantes pour ceux qui parviennent à faire de bons scores.

https://sorare.com/

– Nextearth. Un projet ambitieux mais qui possède de nombreux concurrents dans ce domaine comme OVR et Upland. L’objectif, ici, est d’acheter des terres virtuelles basées sur l’image de la planète Terre. Vous achetez vraiment des bouts de notre planète en image satellite. Certains lopins de terre comme l’endroit où siège la Tour Eiffel coutent déjà plusieurs milliers d’euros.

https://nextearth.io/

– NBA top shot est un mélange de collections, de vidéos et de spéculation. L’objectif est d’acheter des vidéos de la NBA ou des cartes de joueurs de basket-ball. L’un des plus rares et plus chers NFT est le moment ou Lebron James marque un panier à 3 points. Le montant du NFT s’élève à environ 170000 dollars pour ce début 2022.

https://nbatopshot.com/

Ainsi, le marché des NFTs et des Metaverses est en plein essor. Ce phénomène est loin d’être lié à une mode passagère comme le font remarquer certains. Au contraire, ils sont la base de certains aspects du Web 3.0. Les NFTs révolutionnent nos interactions avec la valeur que l’on accorde aux objets numériques. Posséder un asset qui est disponible à l’infini n’est pas la même chose que posséder le même asset en édition limité. Les NFTs et le Metaverse permettent donc la propriété virtuelle à travers la Blockchain et donc l’expansion du Web 3.0.

5) Altcoins liés aux Plateformes Exchanges (2017)

Les plateformes exchanges sont des sites Internet permettant d’échanger de la monnaie fiat en cryptomonnaies. Les premières plateformes de ce type offraient des services extrêmement basiques comme le simple échange de quelques cryptomonnaies comme le Bitcoin et l’Ethereum. Avec le temps, ces plateformes se sont développées et ont étoffé leurs services et le nombre de cryptomonnaies échangeables. Sur Binance, le leader du marché en 2022, vous pouvez trader, demander des prêts ou encore acheter plus de 600 cryptomonnaies. La plateforme a également créé sa propre Blockchain incluant son token le BNB lancé en 2017. Le réseau de Binance est nommé la binance smart chain et permet l’essor d’applications liées aux smart contracts tout comme le réseau Ethereum.

Avec le succès qu’a rencontré Binance, de nombreuses plateformes exchange concurrentes ont imité le procédé et crée leurs tokens. Par exemple, on peut trouver le FTX de la plateforme du même nom, le CRO de la plateforme Crypto.com ou encore le BitDAO de Bybit. Investir et posséder tous ses tokens vous permettront d’obtenir des avantages sur les plateformes correspondantes. Prêts à taux intéressants, staking avantageux, frais de commissions moins onéreux, etc.

A ce jour, le BNB est classé au rang 5 des cryptomonnaies en termes de market cap, c’est-à-dire de capitalisation boursière. La capitalisation boursière est le prix à l’instant T de la cryptomonnaie multiplié par le volume (supply) de tokens en circulation.

Ce genre de jetons représente la première évolution du consensus. Par exemple, on ne peut pas miner du BNB de Binance de la même manière que l’on mine du Bitcoin ou de l’Ethereum, pour la simple raison que tous les tokens ont déjà été pré miné par les créateurs. Le consensus est donc changé. Il n’est alors plus question de Proof of Work ici mais de Proof of Stake. Le Proof of Stake est le principe de staker ses cryptomonnaies afin d’obtenir un rendement passif sur le moyen ou long terme.

Tous les détenteurs de BNB ont la possibilité de staker leurs tokens sur la plateforme Binance par exemple, c’est-à-dire qu’ils bloquent leur tokens en gage de garanties afin de valider les transactions tout comme le feraient les mineurs du consensus Proof of Work. Les avantages sont certains : plus besoin de machines surpuissantes pour faire fonctionner le réseau et les validateurs gagnent également des tokens en validant les transactions. Cependant, s’il y a un problème au moment de la validation d’une transaction, ils peuvent perdre leur garantie stakée.

Ainsi, le réseau est plus scalable que le Bitcoin et l’Ethereum mais moins sécurisé et moins décentralisé puisque les validations ne reposent que sur un petit nombre de validateurs ayant choisi de staker leurs tokens.

6) Altcoins liés aux jeux play to earn (2020)

L’un des points phares des NFTs et des Metaverses est l’expansion des jeux vidéo dits play to earn, c’est-à-dire qui permettent de gagner de l’argent une fois un investissement établi. Vous achetez un ou plusieurs NFTs qui vous permettront de jouer au jeu. Généralement vous devez payer ces NFTs en cryptomonnaie propre au jeu. Cette révolution du gaming étant récente, la qualité de ces jeux est encore balbutiante. La plus grande majorité sont des plateformes Online et les possibilités de divertissement sont très limitées : Vous achetez des NFTs sous la forme de cartes par exemple et vous affrontez d’autres joueurs à l’aide de vos cartes. On est loin des jeux AAA de notre époque que l’on peut trouver sur la Playstation par exemple. Cependant, contrairement aux jeux de la console Sony ou Xbox, avec les jeux play to earn vous gagnez des cryptos, vous rentabilisez votre investissement et vous gagnez ensuite des petits salaires tous les mois. C’est une nouvelle forme d’investissement.

Voici une liste à titre d’exemples:

https://axieinfinity.com/

https://www.jeuxvideo.fr/news/379241-qu-est-ce-qu-axie-infinity-axs-le-jeu-fonde-sur-la-blockchain-qui-affole-tous-les-compteurs

Le jeu prisé par les Philippins.

Axie Infinity est le précurseur des jeux play to earn.

Le principe est le suivant : vous achetez 3 NFTs de monstres dits des Axies que vous gérez ensuite dans une arène de combat pour combattre d’autres joueurs ou l’IA.

Source : https://axieinfinity.com/

Outre les caractéristiques spéciales de chaque NFT que vous devrez prendre en compte pour battre vos adversaires, il y a aussi un aspect tactique car plusieurs slots sont disponibles dans l’Arène et la puissance d’un Axie en fonction de ses capacités sera totalement différente suivant sa position.

L’interface graphique est plus poussée et se rapproche d’un véritable jeu vidéo car vous avez réellement vos Axies modélisés sous vos yeux et leurs attaques sont animées un peu comme dans un jeu Pokémon.

Au niveau tokenomics, ce jeu est basé sur le AXS et le SLP. Le AXS est la monnaie maîtresse du jeu qui vous permettra d’assembler vos Axies afin d’en créer de nouveaux. Elle est également au centre de chaque saison organisée par les développeurs car les meilleurs joueurs positionnés dans le classement se voient récompensés de plusieurs centaines à plusieurs milliers de AXS.

Source : https://coinmarketcap.com/fr/

Ainsi, les meilleurs joueurs peuvent gagner beaucoup d’argent à chaque fin de saison.

Pourtant, ce n’est pas le AXS qui a créé un tel engouement pour ce jeu mais le SLP (Smooth Love Potion), la monnaie que l’on gagne directement par des défis journaliers et des victoires dans les combats. C’est cette monnaie qui a créé une véritable ruée vers l’or dans ce jeu surtout dans les pays d’Amérique Latine et aux Philippines.

Au moment du pic, si vous accomplissiez chaque défi quotidien, vous pouviez gagner jusqu’à 100 SLP par jour, donc 3000 SLP par mois environ. Au moment de l’ATH, certaines personnes pouvaient gagner jusqu’à 900 dollars par mois. Pour un résident aux Philippines, sachez que le salaire moyen est de 300 dollars.

Cependant, les développeurs ayant également été confrontés à un problème de liquidité, ils ont été contraints en 2022 de supprimer les récompenses en SLP pour mettre tous leurs atouts dans les récompenses en AXS. Aujourd’hui il est donc plus difficile de gagner de l’argent avec Axie Infinity mais pour peu que vous ayez du temps et de l’argent à dépenser, il est à noter que l’avenir de ce jeu semble loin d’être compromis malgré les mauvaises et récentes nouvelles liées à la suppression des récompenses en SLP. Car le jeu a également un système de LANDS encore sous exploité et qu’une version V2 du jeu est à venir avec une promesse d’intenses changements.

Axie Infinity est le jeu play to earn de tous les records. A ce jour le studio Sky Mavis qui est derrière le jeu a engrangé 4 milliards de dollars de ventes de NFT, ce qui est deux fois plus que les célèbres cryptopunks. Sur une journée, Axie Infinity a compté 2,7 millions de joueurs actifs en moyenne pour le mois de février 2022. A titre de comparaison, Steam la célèbre plateforme de jeux vidéo dématérialisés compte 27 millions de joueurs actifs dans ses meilleures périodes pour un catalogue de 9000 jeux. Encore à titre de comparaison, Counter Strike l’un des plus célèbres jeux vidéo au monde compte entre 500000 et 1 million d’utilisateurs actifs en moyenne par jour.

Le succès est sans précédent.

Ce type de jeux, un peu vieillots sur bien des aspects me rappelle beaucoup les premiers jeux ayant vu le jour sur l’Internet des années 2000. Il a fallu attendre une quinzaine d’années pour voir les premiers jeux de type AAA (Gros studios à l’origine des Call of Duty, The Elder Scrolls, Just Cause, The Witcher 3 etc…) et leurs graphismes surréalistes. Aujourd’hui, tout va très vite. Les technologies existent déjà comme le Ray Tracing et le moteur graphique Unreal Engine 5 propres aux graphismes de la Playstation 5 par exemple.

Pour ceux qui ne savent pas ce que cela donne, voici des exemples :

Source : Epic Games

Source : Epic Games

https://www.unrealengine.com/en-US/wakeup

https://www.unrealengine.com/en-US/unreal-engine-5

Nous sommes passés dans l’ultra réalisme et dans une technologie avec des environnements et des personnages réalisés en mode photoréaliste. A tel point que l’on commence à engager des acteurs de cinéma pour incarner les protagonistes principaux tellement la ressemblance entre le virtuel et la réalité est frappante.

C’est dans cette dynamique de réalisme ultra poussé que la tendance des Metaverses et des NFTs se dirige. De nombreux jeux vidéo play to earn basés sur la Blockchain et les cryptomonnaies se développent et visent la qualité des jeux AAA actuels.

Par exemple: Star Atlas

https://staratlas.com/

Ce jeu, s’il voit le jour, sera l’un des jeux cryptomonnaies play to earn les plus poussés qui soit au niveau graphique ou du gameplay.

Le jeu se déroule dans l’espace, sur fond de RPG et combat spatial. Comme tout jeu du genre, vous achetez vos NFTs au préalable puis vous vous lancez dans la conquête de l’espace. Cette description est très simpliste par rapport aux promesses du jeu. Car selon les dires des développeurs, Star Atlas va révolutionner le monde du jeu vidéo. Les graphiques, tout comme le gameplay déjà présenté par le studio derrière la conception du jeu, montrent un soucis du détail encore jamais atteint.

Pour l’instant, le jeu n’est pas encore sorti mais il est déjà possible d’acheter des vaisseaux spatiaux. Il en existe de plusieurs sortes : du chasseur une place coûtant 100 dollars jusqu’au croiseur lourd multifonction possédant un équipage de plusieurs dizaines de personnes, les prix de ces derniers peuvent atteindre les 100000 dollars, oui vous avez bien lu.

En plus des vaisseaux, il est aussi possible d’acheter des infrastructures en prévision de la production des ressources. On peut traduire cette fonction comme du minage de la cryptomonnaie du jeu dans le jeu lui-même. Il faudra donc défendre ces infrastructures contre les attaques ennemies tout en les développant.

Le jeu est développé sur le réseau Solana, l’un des plus performants du moment ainsi que sur l’Unreal Engine 5.

Pour conclure, les jeux play to earn ne sont en réalité qu’une nouvelle forme de jeux vidéo. Est-ce que ce sera la nouvelle norme ? Seul l’avenir nous le dira.

Mais si vous proposez aux 2,7 milliards de joueurs de jeux vidéo disséminés à travers le monde de gagner de l’argent en jouant, on peut se douter qu’ils en seront ravis. La seule barrière encore présente à l’expansion de ce nouveau mode de gaming est l’investissement de départ. Cependant, lorsque l’on sait qu’un jeu vidéo de Playstation 5 coute en moyenne 70 euros de nos jours, peut-être sera-t-il plus avantageux d’investir 50 euros dans un NFT demain afin de rentabiliser son jeu en quelques mois. Certaines personnes, suivant leurs investissements et leur niveau dans le jeu pourront peut-être gagner des salaires comme cela a déjà été le cas pour les Philippins avec Axie Infinity. Nous sommes à un tournant du Gaming : le gaming 3.0 ou les joueurs pourront à la fois jouer, gagner de l’argent et décider de l’avenir de leurs jeux. En effet, les joueurs possédant de grandes quantités de tokens du jeu Play to Earn ont la possibilité de voter et de décider de l’avenir du jeu, ce qui implique un dialogue concret entre les joueurs et les développeurs, le tout sur fond de Blockchain qui rend infalsifiable le tout.

Cependant, le milieu ne possédant pas encore de régulations, de nombreux projets de ce genre sont ce que l’on appelle des rugpulls, ou scams. C’est-à-dire des arnaques. L’exemple type en date est le jeu Pixelmon.

Ce jeu encore en développement a récolté 70 millions de dollars de la part des joueurs/investisseurs. Comme beaucoup d’autres jeux du genre en cours de construction, les NFTs ont été vendu avant l’achèvement du jeu et pour Pixelmon, cette vente s’est soldée par un désastre. Les futurs joueurs ont payé leurs NFTs 3 ETH en moyenne c’est-à-dire près de 6000 dollars le NFT au cours actuel de l’actif. Lorsqu’ils ont « déballé » leurs NFTs ils se sont retrouvés face à une bouillie de pixels infâme comme le montre le tweet de cet internaute :

Source : https://journalducoin.com/

Il faut donc faire très attention avant d’investir dans ce genre de projets. Le risque zéro n’existe pas car même le projet le plus solide en apparence peut subir des imprévus entraînant des conséquences désastreuses. Une analyse minutieuse est impérative et effectuer le travail de peser le pour et le contre des risques encourus comparés aux possibles gains engrangés est indispensable.

7) Les Stablecoins

Un Stablecoin est une cryptomonnaie. Comme l’indique son nom, elle est stable, c’est-à-dire non soumise aux variations du marché ou moins que les autres. Ces Stablecoins sont indexés sur des monnaies fiat comme le dollar ou l’euro. Si ces Stablecoins ne sont pas soumis aux variations du marché et donc hors du secteur de la spéculation, on peut se demander quel est l’intérêt d’investir dans une cryptomonnaie qui ne bougera pas.

La principale utilité d’un Stablecoin est son côté pratique pour éviter de payer des impôts. Lorsque vous allez sur une plateforme exchange pour acheter de la cryptomonnaie, vous devez d’abord déposer des monnaies fiat comme de l’euro ou du dollar. Mais lorsque vous avez des actifs en cryptomonnaie et que vous voulez faire le chemin inverse sachez avant tout que si vous convertissez votre actif en monnaie fiat vous êtes dès lors imposable à hauteur de 30% (en France) de votre plus-value et ce même si vous ne sortez pas votre argent de la plateforme.

Pour illustrer mes propos, imaginez que vous ayez du Bitcoin, disons d’une valeur de 1000 euros. Vous décidez de convertir ces Bitcoins en monnaie fiat car vous avez repéré une autre cryptomonnaie ayant un projet alléchant et vous ne voulez pas rater le train. Vous convertissez donc vos Bitcoins en euros puis vous transformez de nouveau ces 1000 euros dans cette autre cryptomonnaie. Tout cela en quelques clics de votre souris.

Vous êtes satisfait car vous avez l’impression d’avoir fait une belle transaction.

Oui excepté le fait que vous devez désormais 300 euros à l’état français.

En effet, sur les 1000 euros de Bitcoins récupérés et convertis en une autre crypto vous devez prélever 300 euros que vous n’avez en fait jamais gagnés puisque vous les avez réinvestis directement. A partir du moment où vous convertissez n’importe quel actif crypto en monnaie fiat vous êtes imposable, n’oubliez jamais ce point si vous voulez vous lancer dans la cryptomonnaie car des personnes se sont vues ruinées à cause de ce détail.

C’est exactement ce qui est arrivé à un étudiant aux Etats Unis. Il a investi pour 5000 dollars de crypto en 2016, a gagné 400000 dollars en 2017, a converti ses avoirs en monnaie fiat puis a tout réinvesti dans une autre cryptomonnaie. Les cours ont chuté, il a tout perdu et s’est en plus retrouvé avec une dette de de 120000 dollars à payer au gouvernement américain.

Or, une transaction n’est pas imposable lorsque l’on converti de crypto à crypto. Si l’étudiant avait converti ses gains en Stablecoin puis les avait réinjectés ensuite, il n’aurait pas eu une dette de 120000 dollars à débourser pour un résultat finalement identique. Il aurait tout perdu malgré tout certes, mais ne serait pas endetté aujourd’hui.

La deuxième utilité d’un Stablecoin est de stabiliser vos actifs. Si vous avez investi 5000 dollars et que votre portefeuille explose jusqu’à 50000 dollars avec un bon x 10, il est évident que vous voudrez stabiliser vos gains. Les Stablecoins sont parfaits pour éviter de subir les crashs du marché surtout au vu de la volatilité des cryptomonnaies. Convertir la totalité de vos 50000 dollars de cryptoactifs en Stablecoins vous permettra, sans payer d’impôts, de bloquer vos avoirs à 50000 dollars. Si le marché crashe par la suite, non seulement vous ne subirez pas les conséquences mais en plus vous aurez la possibilité de réinvestir une partie ou la totalité de vos 50000 dollars dans des cryptomonnaies qui seront moins chères. De telle façon que si le marché remonte et que l’ensemble de votre portefeuille fasse de nouveau un x 10, alors vous aurez une enveloppe de 500000 dollars et ferez partie des 10% des hommes ou femmes le plus riches de la Terre.

Ainsi, les Stablecoins facilitent grandement les transactions de cryptoactifs et le trading.

Il existe plusieurs cryptomonnaies nommées Stablecoins.

La plus connue est le tether.

https://coinmarketcap.com/fr/currencies/tether/

Indexé au dollar il a une capitalisation boursière de 74 milliards d’euros et se classe en troisième position derrière le Bitcoin et l’Ethereum sur le classement des crypto actifs en termes de capitalisation boursière. Il est le Stablecoin le plus utilisé car le plus connu.

Cependant, il existe d’autres Stablecoins et il est important, à mon avis, de diversifier son portefeuille de Stablecoins si vous désirez stabiliser vos avoirs sans payer d’impôts. Car le tether fait face à de nombreuses polémiques en ce moment, notamment à cause de sa réserve de liquidité.

L’entreprise doit détenir autant que sa capitalisation boursière. Si ce n’est pas le cas, alors nous avons affaire à une immense fraude basée sur un système de Ponzi. Pour information, un système de Ponzi est le fait de payer les premiers investisseurs avec l’argent des derniers. Tout fonctionne tant qu’il y a des investisseurs. Dans le cas contraire, le système s’écroule et ruine l’ensemble des acteurs du système.

L’entreprise Bitfinex derrière le Tether n’arrive pas à justifier d’où provient ses dizaines de milliards. Il y a donc un risque que le Tether s’écroule un jour malgré son indexation au dollar américain.

De plus, la chute récente du Terra Luna est un exemple criant que rien n’est gagné dans le monde de la cryptomonnaie.

Le Stablecoin lié à l’écosystème Terra s’est tout simplement désindexer du dollar. En chutant, il a non seulement ruiné les personnes ayant acheté le Stablecoin mais aussi les personnes ayant acquis la cryptomonnaie principale de l’écosystème : le Terra Luna. Car en se désindexant, le Stablecoin a créé une vague de panique sans précédent et poussé les investisseurs à vendre en masse le stablecoin. Etant un Stablecoin algorithmique, c’est-à-dire basé sur un code informatique censé gérer l’équilibre entre le volume de Stablecoin et de Terra Luna en circulation, la désindexation du Stablecoin a rompu cet équilibre et crée une faille dans le code de l’algorithme. Au lieu d’équilibrer, le logiciel a encore plus déséquilibré le volume de tokens en circulation. Des milliers de milliards de tokens Luna ont été généré entrainant une chute de la valeur de ce même token de 100 dollars à 0,00001 dollar impactant par la même occasion toutes les autres cryptomonnaies présentes sur la Blockchain Terra.

D’où l’évidence de ne pas convertir toutes ses cryptos en Tether ou autre Stablecoin. Choisissez plutôt de répartir cette conversion à travers plusieurs Stablecoins comme le DAI (MakerDAO), le USDC (Coinbase) ou encore le BUSD (Binance). Si l’un d’eux s’écroule, vous n’aurez pas mis tous vos œufs dans le même panier.

Cependant, notez bien que certains Stablecoins comme le USDC ou le BUSD sont liés à un réseau. Le premier est un jeton Ethereum, le deuxième un jeton de la Binance Smart Chain. Ainsi, pour acheter de l’USDC, vous devrez payer de l’ETH en frais de gaz et pour obtenir du BUSD vous devrez débourser du BNB. Et connaissant les frais de gaz extrêmement chers de l’Ethereum à vous de choisir si vous êtes prêt à payer 100 USDC avec 50 dollars de frais de transaction.

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par Anders Noren.

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